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Le 13 décembre 2017,
dans le cadre du "Passé-Présent du Non-Dit"


Michel Joiret
s'est entretenu avec

Jacques De Decker

à
l'Association des Écrivains belges de Langue française



VIENT DE  PARAÎTRE

Voyage en pays d'écriture
Les voyages du Non-Dit en des lieux qu'on hantés de grands écrivains
Michel Joiret et Noëlle Lans
Avant-dire de Pierre Mertens

500 pages
ISBN: 978-2-8070-0140-4
(livre)
978-2-8070-0141-1 (PDF) –  978-2-8070-0142-8 (ePub)
25,00 EUR

(Paiement possible via Paypal : voir ci-dessous)
L'ouvrage sera expédié par l'éditeur, frais de port offerts



Voyage-couv


Les écrivains du passé n’ont jamais cessé de nous parler.
Il nous appartient de les écouter, même si l’écoulement du temps a pu érailler leurs voix, même si les relais de lecture intergénérationnels sont aujourd’hui moins assidus, même si la primauté de l’image a pu dérouter les chemins d’écriture. L’œuvre des Illustres est l’ADN de chacun de nous.
Quand l’oreille intérieure et l’œil se font moins vifs et sortent du champ de lecture, il nous reste le trésor des pierres, des lieux signifiants – comme les aubépines de Marcel au Pré Catelan –, l’intimité d’une table, d’une plume et d’un encrier – comme l’écritoire de Jean-Jacques à Montmorency. Comme l’écrit Pierre Mertens dans son avant-dire : « Allons ! Comment se lasserait-on de ces retours aux sources sur les lieux du crime – ce crime fameusement “impuni” : la lecture ? »
Ou la relecture ?…
Au fil de ses voyages, ses rencontres et ses chemins d’écriture, la revue « Le Non-Dit » nous emmène sur les traces d’Alain-Fournier, Marcel Proust, Pierre de Ronsard, Pierre Loti, François-René de Chateaubriand, George Sand, Maurice Leblanc, Madame de Sévigné, Alexandre Dumas, François Rabelais, Michel de Montaigne, Erasme, Colette, Blaise Cendrars, Pierre Mac Orlan, Francis Carco, Georges Brassens, Jean-Jacques Rousseau, Maurice Maeterlinck, Marguerite Duras, Jean Cocteau, Louis Aragon, Elsa Triolet…


EXTRAIT DE L'AVANT-DIRE DE PIERRE MERTENS

À quoi bon, serait-on en droit de se demander, ces descentes sur le terrain ?
Milena Jesenska, qui fut la traductrice de Kafka avant d’être un temps son amie passionnée, pensait bien avant Barthes qu’il n’est rien de plus vain que ces évocations biographiques des grands écrivains. Et pourtant, avec quel bonheur ne découvrons-nous pas ces lettres que le visionnaire de Prague adresse, précisément, à cette même Milena ?
Les paysages qui participent de l’aventure intellectuelle des poètes – au sens large – n’apparaissent-ils pas hantés, à l’instar de certaines maisons ?
En vérité, ces traversées partagées ouvrent un dialogue et appellent l’empathie.
Songeons, par exemple, à ce séjour sur les pas du Grand Meaulnes. À chacun son Augustin… (Pour ma part, j’entends encore Joseph Noiret, qui fut mon professeur de français et appartient par ailleurs au groupe Cobra, me révéler un chef-d’œuvre hélas bien oublié d’Alexandre Vialatte, sorte d’avatar du livre d’Alain-Fournier mais chargé d’humour…) Plus tard, je devais visiter les lieux d’Allemagne où ce bel écrivain (qui, par ailleurs, fut, comme on sait, le traducteur attitré de Kafka, encore lui) décrivit les événements précurseurs de la guerre…
Allons ! Comment se lasserait-on de ces retours aux sources sur les lieux du crime – ce crime fameusement « impuni » : la lecture ?



Le 22 novembre
à la Maison de la BELLONE
Jean-Pol Masson et Michel Joiret
devant un public nombreux
présentaient VOYAGE EN PAYS D'ÉCRITURE à l'occasion de sa sortie de presse

Bellonne-1     Bellonne-2
Photos : Anita DeMeyer









Le 15 mars 2016,
dans le cadre du "Passé-Présent du Non-Dit"


Michel Joiret
s'entretenait avec

Pierre Mertens
"Trajectoire d'une vie et d'une écriture"


à la Fleur en Papier doré



Rencontre Pierre Mertens




Le 17 novembre 2015,
dans le cadre du "Passé-Présent du Non-Dit"


Michel Joiret
s'entretenait avec

Jean-Baptiste Baronian

à la Fleur en Papier doré



Affiche Baronian





En mars 2014,
une plaquette de 36 pages pérennise les festivités
ayant marqué le 25ème anniversaire de la revue





25 ans-couv

25-2
Introduction par Anne-Michèle Hamesse
25-p4
Des écrivains choisissent et présentent un numéro
Françoise Houdart…
25-1
Évelyne Wilwerth…
25-8
Michel Ducobu…
25-9
Thierry-Pierre Clément…
25-10
Renaud Denuit
On revibre aux deux remarquables évocations par le Triolet de Bruxelles (Alain Miniot, Léonce Wapelhorst et Roger Hindricq) des cabarets historiques de Montmartre et de Bruxelles








 



Le 9 décembre 2013,
Edmond Morrel
interviewait Michel Joiret
au sujet du 25ème anniversaire du Non-Dit
pour la radio en ligne
espace-livres.be


http://www.espace-livres.be/Le-Non-Dit-la-revue-litteraire-de?rtr=y





Du 22 au 26 octobre 2013,
le Non-Dit fêtait
ses 25 années d'existence
à la Maison du Livre de saint-Gilles


Photos sont de Pierre Moreau (4 premières lignes) et Stéphan Van Pylvelde

25 ans 01
Alain Miniot a présenté toutes les activités
25 ans 02
Interview de Michel Joiret par Jacques De Decker
25 ans 031
Lecture d'un extrait de "La Ballade du Grand Macabre",
de Michel de Ghelderode,
par Jean-Claude Frison

25 ans 04
Un public nombreux et ravi

25 ans 05
Une exposition permanente des photos de Mireille Dabée

et
la présence de maisons d'édition et fondations amies

25 ans 06
La Maison de la Poésie Arthur Haulot
25 ans 6
La Fondation Ghelderode
25 ans 08
Les éditions M.E.O.

25 ans 08
Le Non-Dit
25 ans 10
Les Carnets du Dessert de Lune
Novelas
Novelas
Le Grenier Jane Tony
l'AREW et le Grenier Jane Tony
Parler d'Être
Parler d'Être
Noëlle Lans
Noëlle Lans a évoqué les voyages du Non-Dit
Présentation 1
Chaque maison d'édition a été présentée par Michel Joiret
Présentation 2
Présentation 3
Présentation 4
Présentation 5
Présentation 6
Numéros évoqués
Des fidèles ont évoqué un numéro de leur choix (de G à D : Évelyne Wilwerth (sui a aussi tenu un anti-atelier d'écriture), Françoise Houdart, Jean-Paul Humpers, Thierry-Pierre Clément, Renaud Denuit)

Deux soirées de cabaret ont clôturé les festivités, la première consacrée au souvenir des cabarets de Montmartre et la seconde à la mémoire du Grenier aux Chansons animé à Bruxelles pendant des décennies par Jane Tony

chansons et textes étaient interprétés par

LE TRIOLET DE BRUXELLES
(Alain MINIOT, Léonce WAPENHORST
et Roger HINDRICQ)


Cabaret








Le 14 mai 2013, au restaurant Le Diabolo d'Uccle
avait lieu un
dîner rencontre
avec
Joseph BODSON  et  Renaud DENUIT



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Un grand merci à France Bastia pour ses photos





LES VINGT ANS DU NON-DIT

2008


20 ans

Interview dans Le Carnet et les Instants

Michel Joiret est l'auteur d'une trentaine de recueils de poèmes et de dix romans, de Leila (paru aux Eperonniers en 1981) au troublant Chemin d'Amandine (Luce Wilquin, 1999) et au récent polar Le tueur de jonquilles. C'est aussi un infatigable passeur de littérature(s) : prof de français puis conseiller pédagogique, conférencier et guide de voyages littéraires, anthologiste et créateur de la revue trimestrielle Le Non-Dit, il y a juste vingt ans.

Carnet-Instants

LE CARNET ET LES INSTANTS : Qu'est-ce qui pousse un écrivain à fonder une revue littéraire ?

MICHEL JOIRET : Dans les années 70, j'avais déjà fondé une autre revue trimestrielle, L'Arche. Pendant une demi-douzaine d'années, chacun de ses numéros a présenté un écrivain de Belgique francophone selon différents points de vue. Je me souviens par exemple d'une présentation de Conrad Detrez par Pierre Mertens. L'Arche rencontrait pas mal d'intérêt, mais j'ai fini pourtant par la saborder parce qu'elle me prenait trop de temps !

C. I. : Pourquoi alors avoir récidivé en 1988 en lançant Le Non-Dit ?

M. J. : Par passion ! J'éprouve une vraie fascination pour l'écriture des autres. Je crois que cette passion est née dans le salon de coiffure que mon père tenait au centre de Bruxelles. Mon père était coiffeur pour gagner sa vie, mais il était d'abord un artiste peintre et un passionné de théâtre — son amitié pour Michel de Ghelderode datait de leur service militaire commun ! J'ai vu défiler beaucoup d'artistes et d'écrivains dans
son salon... Ainsi, j'ai été très impressionné de ma première rencontre avec le poète David Scheinert. J'étais encore élève à l'athénée Robert Cateau, mon père venait de lui couper les cheveux... Scheinert m'a dédicacé son recueil La Figue sur l'ulcère. Quel souvenir !

C. I. : Enseigner le français, concevoir une anthologie et fonder une revue littéraire, c'est encore er toujours partager la même passion ?

M. J. : Exactement ! Et comme j'aime rencontrer les autres écrivains !... Face à l'acte d'écrire, je me pose toujours cette question : comment font les autres ? C'est cette recherche que je veux partager avec les lecteurs du Non-Dit. Bien sûr, en vingt ans, la revue a évolué, mais je veille à suivre les trois mêmes axes. Tout d'abord, mettre en évidence un écrivain choisi sans préjugés. Nous avons ainsi consacré un numéro à Henri Vernes comme à Pierre Mertens. Ensuite, j'aime y développer ma vieille passion pour les voyages littéraires, ce qui a donné des dossiers sur Alain-Fournier, sur Loti, sur Maupassant ou encore sur Sand in situ. Enfin, plusieurs numéros ont proposé un défi ludique aux auteurs. Il s'agissait de faire écrire nos contemporains à partir d'un thème comme « Pour moi, l'écriture, c'est... » ou « Pour moi, Simenon, c'est... ». Bien sûr, c'est avant tout un jeu, mais il est réellement porteur de sens !

C. I. : C'est ce jeu que vous proposez dans votre numéro anniversaire...

M. J. : Plus de cent auteurs m'ont envoyé un texte réagissant au thème « L'emploi du temps », qui se réfère au titre du roman de Michel Butor. Mais à côté de chacun de ces points forts. Le Non-Dit est fidèle à ses rubriques : « Poste restante », qui explore l'actualité littéraire ; « Rideau », longtemps assurée par Paul Ernst et reprise aujourd'hui par Anne-Michèle Hamesse ; « Jeunes poètes », animée par Jean Dumortier ; « Le coin du prof», que dirige Michel Voiturier ; et, plus récemment, « Le bloc-notes » dans lequel Jean Lacroix jette des ponts entre musique et littérature. Être au service de la langue et de l'écriture tout en essayant de surprendre notre lecteur, c'est, depuis vingt ans, l'objectif du Non-Dit !

Propos recueillis par Christian Libens
pour Le Carnet et les Instants


20-ans-01
Séance académique à Boitsfort (Les Écuries de la Maison Haute).
Allocution de la Bourgmestre
Martine Payfa
20-ans-02
Allocution de Francis Cambron, au nom des autorités provinciales du Hainaut

20-ans-03
Michel Joiret détaille son projet littéraire et pédagogique

20-ans-04
Collaboration de Jean-Paul Humpers, directeur de l’Association internationale Michel de Ghelderode

20 ans 08



20 ans 08
20 ans 0720-ans-05
Présentation à la Maison de la Poésie de Namur





DEUX ARTICLES

(2011)



Un "billet d'humeur" dans la revue "Lectures"



Le Non-Dit: une entreprise compagnonique !

Le Non-Dit entend jeter un pont entre l'écriture et le passant, l'homme pressé qui cherche le reflet d'une aventure intérieure toujours multipliée, toujours recommencée. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi que la revue se distingue par un label, une singularité qui va la distinguer des autres publications. Je me suis vite rendu compte qu'en matière de diffusion, l'immobilisme était la pire des affections ! Mon propos ne se limite pas à la capacité d'accueil (voire d'empathie), que Le Non-Dit réserve à toute forme de littérature, et en priorité à la littérature belge ; il élude le critère qualitatif dont la prise en compte n'entrera ni dans un code, ni dans une école, ni dans une recherche élitaire. Les textes « assumés » par Le Non-Dit ne souffrent guère la complaisance ; ils prennent le risque de l'écriture qui reste, avant toute chose, un risque d'auteur... C'est en rencontrant la curiosité du lecteur qu'ils vivent un (ou) plusieurs tours de manège, rien de plus. N'oublions pas que la production d'une revue est dérisoire et qu'il est plus important de rendre le son d'une œuvre que de chercher à en suivre les méandres. En la matière, le tapage est commerce et n'entre pas dans le propos d'un animateur de revue.

Mais alors, la singularité, le label ? On retiendra du Non-Dit un mouvement, des textes et des voyages. Ces derniers mettent à jour un concept qui s'est déterminé au fil du temps. Les apprentissages scolaires ont laissé un grand nombre d'entre nous dans la perplexité et ta frustration. Œuvres, écrivains, mouvements et siècles n'ont jamais été que « caressés » dans des classes où les maîtres tentaient de forcer les frontières d'un programme. La maîtrise venait de soi ou ne venait pas. En proposant aux curieux de rencontrer Michel de Montaigne, Marcel Proust, Pierre Loti, Chateaubriand, Alain-Fournier et tant d'autres, dans les lieux d'écriture, où les sensibilités se sont construites, Le Non-Dit s'est distingué des autres revues. Ce retour à la terre – qui est aussi un retour au texte – se compose d'un séjour "en immersion au pays de...", qui est rendu possible par la relation entre les animateurs du Non-Dit et les partenaires français, (guides des Offices du tourisme, délégués des Conseils généraux, conservateurs de musées...). Le Non-Dit qui rassemble les communications, les découvertes et les témoignages, peut alors jouer un rôle de "passeur d'écriture" dont il est friand. Il offre pour un temps la possibilité de développer une oeuvre effleurée autrefois (peut-être même citée) et de "sentir" au plus près ce que le temps n'a pas permis de faire connaître. L'éclosion de tels voyages a montré que le cercle des curieux est innombrable et que le tracé des oeuvres répond à une sorte de besoin implicite que le temps a occulté. Un tel retour aux sources permet au Non-Dit de retrouver le fil rouge entre les auteurs contemporains et leurs illustres prédécesseurs. En définitive, si le plaisir seul commande la rédaction d'une telle revue, gageons qu'il sera partagé si l'envie de lire (ou celle de relire), répondra au besoin d'exister par les mots. Une forme de compagnonnage que Le Non-Dit vit avec détermination et confiance.

Michel Joiret

Lectures


*

Un interview dans le revue
"Anderlecht-contact"

ÉCRIVAIN, POÈTE, AUTEUR DE ROMANS POLICIERS ET DE PIÈCES DE THÉÂTRE, MICHEL JOIRET A PASSÉ SA VIE DANS LES LIVRES. LES SIENS MAIS AUSSI CEUX DES AUTEURS QU'IL AIME FAIRE DÉCOUVRIR AU PUBLIC . GRÂCE AU CONCEPT DU « VILLAGE-LIVRE », IL SE PLONGE AVEC BONHEUR DANS LES « TERRES D'ÉCRITURE » DE MARCEL PROUST, PIERRE LOTI, CHATEAUBRIAND OU COLETTE. SON PARCOURS D'ÉCRIVAIN EST JALONNÉ DE BELLES RENCONTRES : MAURICE CARÊME, LÉO FERRÉ MAIS AUSSI THOMAS OWEN, JEAN MUNO, JACQUES CRICKILLON ET GASTON COMPÈRE.

VOUS AVEZ ÉCRIT PLUS DE 40 LIVRES DE POÉSIE. RACONTEZ-NOUS COMMENT ELLE EST ENTRÉE DANS VOTRE VIE...

Je pense qu'on ne choisit pas d'entrer en poésie. Il y a dans toute sensibilité, une fêlure qui se réduit dans une forme artistique, quelle que soit la forme d'expression. J'ai commencé à écrire mes premiers poèmes vers l'âge de 12 ans. J'avais la chance d'évoluer dans un environnement favorable. Mon père était peintre et chansonnier, ma mère, pianiste et ma marraine, comédienne et chanteuse d'opérette. Et puis il y a eu des rencontres déterminantes avec des enseignants qui ont « formalisé » ma vacation d'écrivain.

VOUS AVEZ UN PARCOURS LITTÉRAIRE TRÈS RICHE. QUELLES ONT ETE VOS PLUS BELLES RENCONTRES ?

Il y en a eu beaucoup. Mais nous sommes à Anderlecht, je vous parlerai donc de Maurice Carême. La première fois que j'ai eu le bonheur de faire sa connaissance, j'avais 20 ans. C'était au Grenier aux chansons, un lieu où se retrouvaient de nombreux artistes. Nous sommes vraiment devenus amis dix ans plus tard. Je me souviens d'un homme aimable, très convivial et accessible. Dans un autre registre, j'ai également eu le bonheur de croiser Léo Ferré. C'est une rencontre qui a occupé une partie de ma vie puisque je me suis toujours senti proche des attitudes d'opposition, de vérité et de refus, en marge de la société complaisante... Ce qui est finalement assez logique quand on opte pour la création.

VOUS AVEZ IMAGINÉ, IL Y A PLUSIEURS ANNÉES, L'IDÉE D'UN VILLAGE-LIVRE. POUVEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER CE DONT IL S'AGIT ?

Il y a 13 ans, j'ai créé ce concept à partir d'une revue littéraire qui s'intitule « Le Non-Dit ». Il s'agit d'amener un groupe de personnes sur des lieux « habités » par un auteur. Je travaille en collaboration avec les syndicats d'initiatives français, les Conseils généraux mais aussi avec des spécialistes. Je présente ces écrivains comme des contemporains, des témoins, des amis, des familiers susceptibles de remuer nos valeurs personnelles.... Le public auquel je m'adresse est composé d'amateurs de littérature qui se sont arrêtés aux connaissances souvent fragmentaires d'un enseignement secondaire évasif à bien des égards. Avec eux, je vais prendre le temps d'aller plus loin et de plonger plus intimement dans
l'univers d'un auteur. J'ai ainsi organisé sept voyages au pays du Grand Meaulnes et d'Alain Foumier. Actuellement, je prépare un séjour consacré à Colette. C'est passionnant parce que la littérature prend alors une forme plus concrète mais c'est aussi une démarche exigeante parce que toute approximation en la matière est proscrite !

VOUS AVEZ UN PIED À BRUXELLES ET L'AUTRE EN FRANCE. MAIS EST-
CE QUE VOUS VOUS SENTEZ ENCORE ANDERLECHTOIS ?                      .

sans aucun doute car j'y ai passé les trois quarts de ma vie ! Pour moi, Anderlecht reste la plus vivante, la plus vibrante des communes bruxelloises ! Et puis, j'ai l'impression que le cœur de Bruxelles y a élu domicile  ! Alors que les alentours de la Grand-Place sont fréquentés par les touristes et les fonctionnaires de l'Union européenne, on retrouve à Anderlecht des Bruxellois profondément attachés à leur histoire et à leur folklore.



Anderlecht-contact