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Bienvenue sur le site du Non-Dit,
revue littéraire trimestrielle
fondée par Michel Joiret en 1988



Une certaine conception de la littérature.


Dans ses statuts, l’asbl LE NON-DIT entend "défendre la langue française et illustrer, par tous les moyens, les écritures  patrimoniale et les ressources de la langue française". Elle insiste sur les rapports nécessaires entre littérature et pédagogie et propose d’identifier de nouvelles pistes pour explorer la littérature française, souvent mise à mal dans les enseignements d’aujourd’hui.

Dans le numéro 1, Michel Joiret tentait de préciser son projet : « Autour de nous, des sensibilités frémissantes… Rendre compte du désordre qu’elles provoquent dans la vie quadrillée qui règle nos réflexions et nos émotions serait bien ambitieux. Et cependant, ce désordre-là provoque l’événement plus sûrement encore que les mutations technologiques. »

À côté d'un noyau de présentations centrées sur un écrivain classique ou contemporain, une école littéraire, un voyage dans des sites ayant nourri un ou plusieurs écrivains…, on trouvera des inédits, des recensions, des découvertes, une chronique théâtrale…


LE NON-DIT : une entreprise compagnonnique !
À propos de sa revue LE SPANTOLE,  Roger Foulon me disait : « C’est une drogue ! Mais surtout, une folie ! » Robert Merget, directeur de « La Revue nationale » me confiait : « C’est surtout une solitude… » Autant dire que je me suis nourri de ces propos avant d’avoir moi-même tenté le voyage. LE NON-DIT entend jeter un pont entre l’écriture et le passant, l’homme pressé qui cherche le reflet d’une aventure intérieure toujours multipliée, toujours recommencée. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi que la revue se distingue par un label, une singularité qui va la différencier des autres publications. Je me suis vite rendu compte qu’en matière de diffusion, l’immobilisme était la pire des affections !  Mon propos ne se limite pas à la capacité d’accueil (voire d’empathie) que LE NON-DIT réserve à toute forme de littérature ; il élude le critère qualitatif dont la prise en compte n’entrera ni dans un code, ni dans une école, ni dans une recherche élitaire. Les textes « assumés » par LE NON-DIT ne souffrent guère la complaisance ; ils prennent le risque de l’écriture qui reste avant toute chose, un risque d’auteur… C’est en rencontrant la curiosité du lecteur qu’ils vivent un (ou plusieurs) tour(s) de manège, rien de plus. N’oublions pas que la production d’une revue est dérisoire et qu’il est plus important de rendre le son d’une œuvre que de chercher à en suivre les méandres. En la matière, le tapage est commerce et n’entre pas dans le propos d’un animateur de revue.
Mais alors, la singularité, le label ? On retiendra du NON-DIT un mouvement, des textes et des voyages. Ces derniers mettent à jour un concept qui s’est déterminé au fil du temps. Les apprentissages scolaires ont laissé un grand nombre d’entre nous dans la perplexité et la frustration. Œuvres, écrivains, mouvements et siècles n’ont jamais été que « caressés » dans des classes où les maîtres tentaient de forcer les frontières d’un programme. La maîtrise venait de soi ou ne venait pas. En proposant au curieux de rencontrer Michel de Montaigne, Marcel Proust, Pierre Loti, Chateaubriand, Alain-Fournier et tant d’autres,  dans les lieux d’écriture, où les sensibilités se sont construites, LE NON-DIT s’est distingué des autres revues. Ce retour à la terre – qui est aussi un retour au texte – se compose d’un séjour “en immersion au pays de…”, qui est rendu possible par la relation entre les animateurs du NON-DIT et les partenaires (guides des Offices du tourisme, délégués des Conseils généraux, conservateurs de musées…) LE NON-DIT, qui rassemble les communications, les découvertes et les témoignages, peut alors jouer un rôle de “passeur d’écriture” dont il est friand. Il offre pour un temps la possibilité de développer une œuvre effleurée autrefois (peut-être même citée) et de “sentir” au plus près ce que le temps n’a pas permis de faire connaître. L’éclosion de tels voyages a montré que le cercle des curieux est innombrable et que le tracé des œuvres répond à une sorte de besoin implicite que le temps a occulté.  Un tel retour aux sources permet au NON-DIT de retrouver le fil rouge entre les auteurs contemporains et leurs illustres prédécesseurs.  En définitive, si le plaisir seul commande la rédaction d’une telle revue, gageons qu’il sera partagé si l’envie de lire (ou celle de relire), répond au besoin d’exister par les mots. Une forme de compagnonnage que LE NON-DIT supporte avec détermination et confiance.

Michel JOIRET